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Situé au carrefour du continent africain, le
Cameroun est un mélange de caractéristiques tant humaines que
géographique. Les barrières linguistiques, le loyalisme envers son
tribu, les convictions religieuses ainsi que le sentiment de jalousie
par rapport aux opportunités scolaires, économiques et politiques,
sont tous des facteurs qui affectent le développement d'une
conscience nationale au sein des 200 groupes ethniques du Cameroun.
Malgré
la prédominance de Christianisme et de l’Islam ainsi que l’implantation
de la culture occidentale, l’on reste encore attaché aux coutumes
traditionelles et aux croyances ancestrales dans chaqu'une des
régions du pays.
L’on répartit généralement la
population du Cameroun selon les trois régions principales. Dans les
savanes du grand Nord où les conditions climatiques sont défavorables,
les Fulani musulmans ainsi que d’autres groupes ethniques supportent
comme petits cultivateurs et éléveurs des conditions de vie les plus
bas. Dans les massifs montagneux de l’Ouest l'ethnie dominante est
celle des Bamiléké, réputés pour leur esprit d’entreprenariat.

Les
rendements agricoles sont très élevés dans cette région grâce aux
bonnes conditions climatiques, et la fertilité des sols. Dans les
forêts du Sud des groupements pygmées marginalisés se battent pour la
survie dans leur habitat naturel dégradé par l’exploitation forestiere.
Le plus souvent rencontré dans cette région sont les ethnies Bantus
comme les Bassa’a les Pahouin. Jusqu'a ces derniers temps les
populations ont cultivé le cacao et le café comme la culture de rente,
mais progressivement elles abandonnent ces produits d'export a la
faveur de la culture maraîchère pour l'autoconsommation et la vente sur
les marchés locaux.
Le Cameroun a enduré au cours des deux
récentes décennies une crise économique, crise due à la chute des prix
de ses principaux produits d’exportation au marché mondial. L’exode
rural des jeunes est une menace tant pour les populations rurales que
pour les populations urbaines. Bien qu’en ville le travail soit
généralement mieux rémunéré, il y a une différence entre d’une part les
personnes instruites et les élites économiques qui ont des salaires
bien élevés, et d’autre part celles qui ont tout délaissé au village
pour venir chercher des lendemains meilleurs en ville sans
qualification aucune. Ils se retrouve confrontés au chômage parmi une
population urbaine rapidement croîssante. Ce chômage des jeunes a
entraîné les fléaux sociaux tels que la grande criminalité. La pandémie
du Vih/Sida qui a sévi en Afrique dès les années 1980 affecte aussi au
Cameroun les jeunes parents, les piliers socio-économiques de la
nation, aussi bien que les éducateurs de la génération prochaine. |